05 mayo, 2016

Buenas historias




Las historias sin duda nos dicen cosas  –al menos, las buenas historias– , pero no indican cosas. En el mejor de los casos, hablan de ellas. Si, acto seguido, encontramos una manera de ponerlas en relación con ciertos hechos que nos ocurrieron,  que esperamos que nos ocurran o que, al contrario, tememos que nos ocurran, esto no implica que  sean responsables, sino tan solo (lo repito porque me parece especialmente importante, aunque muy simple, después de todo) que se trata de buenas historias.

Les histoires dissent assurément quelque chose –du moins, les bonnes histoires– , mais elles ne désignent pas des choses. Au mieux, elles en parlent. Si, ensuite, nous trouvons un moyen de les mettre en rélation avec des événements qui nous sont arrivés, dont nous espérons qu'ils vont nous arriver ou dont, au contraire, nous avons peur qu'ils nous arrivent, cela n'implique pas qu'elles en soient responsables, mais simplement (je le répète parce que ce me semble particulièrement important bien qu'excessivement simpke, après tout) ce sont de bonnes histoires.

Jerôme Orsoni, "Pedro Mayr" (Actes Sud)